La maladie s’est manifestée il y a 3 ans. Au début on pensait qu’elle était due aux médicaments et que ça passerait si j’arrêtais d’en prendre. Malgré l’arrêt des médicaments, la rigidité de la jambe droite a gagné la jambe gauche aussi et plus tard les genoux. Après un choc émotionnel en 2017, ma mobilité s’est restreinte plus et avec l’arrivée de l’hiver la situation a empiré. Je quittais rarement mon fauteuil, mes jambes étaient enflées, mes pieds rongés par la saleté et le manque d’activité et mes bras faibles. Après un court séjour à l’hôpital, j’ai retrouvé un peu plus de mobilité et peu à peu j’ai retrouvé mes forces pour faire le ménage, la cuisine, du tricot et de la marche à pied. Mon corps est devenu plus souple et l’œdème et la déformation au niveau des jambes ont régressé. Ce qui est intriguant dans ce genre de pathologie cependant est que le cerveau semble subir le même sort que les jambes et les pieds. La pensée serait liée au mouvement!
De mon côté, je me force à maintenir une activité physique, mais aussi intellectuelle, satisfaisantes pour ralentir la progression de la maladie qui ne fait que se compliquer avec des tremblements, des pertes d’équilibre, des pertes urinaires, des troubles visuels mais aussi des problèmes d’élocution, intellectuels, et évidemment le chagrin et la difficulté de vivre à l’écart de la société à cause de mon handicap physique, intellectuel et mental.
Passer de l’état de personne valide et normale à l’état de personne invalide et anormale n’est facile pour personne, certes. Le sort et l’hérédité choisissent le premier et la société, la famille, ou les docteurs le second, pour, des fois malheureusement, nous condamner. Le Parkinson touche 1,5% de la population mondiale et se manifeste d’habitude après l’âge de 50 ans. Les traitements médicamenteux sont efficaces, mais pas jusque au bout de la vie du patient, et l’activité physique, intellectuelle et sociale sont primordiales pour maintenir une qualité de vie satisfaisante.