L’économie mondiale se base sur l’acceptation par des gens puissants que la demande et l’offre des biens restent croissantes et à des prix bas. Tout ce processus d’échange et d’offre dure peu et c’est pareil pour la consommation des biens y engagés. C’est pour cette raison d’ailleurs que leur prix de vente est très bas. L’erreur se trouve dans le fait que d’un côté on a des accords et une consommation qui durent et coûtent peu et de l’autre côté des biens et surtout des ressources naturelles qui durent et qui valent beaucoup. Pour mieux illustrer cela, pensons à ce qu’on a l’habitude de dire, c’est à dire que ´le cochon c’est le cochon et l’argent c’est l’argent. Il s’agit de deux unités d’échange qui ont chacune, son propre temps, poids, et volume. Le cochon, pour être conçu et et pour qu’il grandisse, il a besoin de 3-4 ans, après lesquels il pèsera 100 kg et il fera un volume de 1 m3. De l’autre côté, l’argent lui, se crée, s’imprime et s’utilise en quelques secondes ou minutes, chaque billet pèse 1gr et plié il occupe 3 cm3. Le passif chronique de ce genre d’inégalités pèse sur le présent et l’avenir de nos pays et de notre planète. C’est pour cette raison d’inégalités que les finances des entreprises ainsi que toute l’économie sont lésées. Pour illustrer encore, on dit que l’on consomme aujourd’hui ce que on consommerait en 2060, si l’économie était écologique. Il est clair que pour que les prix et les valeurs soient objectifs ou réels, il serait plus juste de compter la richesse d’un pays non pas en additionnant les services et les biens produits sur son territoire en l’espace d’un an , mais en tenant compte du nombre arithmétique des biens, du poids, du volume et de la valeur des biens que le pays a pu épargner pour l’avenir. Toutes ces valeurs arithmétiques, on pourrait les transformer en temps futur et y donner le nom de time gain, un terme qui m’est cher depuis de nombreuses années.
L’avenir dépend de nos actes et existera seulement si on le crée. La population humaine qui a beaucoup augmenté depuis la révolution industrielle, comme a observé à l’époque l’économiste Anglais Malthus, aurait dû être depuis longtemps décroissante et pauvre. Si la planète est pauvre, nous, on ne peut pas être riche parce que si non on détruit l’avenir de nos économies, l’écologie, et la vie sur la planète. C’est dans ce sens qu’il faudrait que la population humaine soit sous contrôle mais aussi consciente du fait qu’il faudrait privilégier le chômage au plein emploi pour que l’on épargne des ressources naturelles pour le futur.
En plus, il faut impérativement qu’on s’occupe de donner une valeur objective à la somme que l’on obtient comme salaire pour chaque type de travail. Par exemple, pour faire un travail d’ouvrier il faut utiliser 60 trajets aller-retour en bus, 60 x 2 repas, 10 heures de courant et d’eau etc. De l’autre côté, quand ce travail sera rémunéré, il aura 100 euros. Est-ce que le montant est juste? Est-ce qu’il faut le conserver ? Idéalement quelle serait la tranche d’âge pour l’employé et l’employeur? Pour quelle distance entre le travail et la maison? Pour quelle utilité pour l’économie ? En parlant d’utilité pour l’économie, il faudrait qu’elle soit le seul critère de décision. Les règles générales devraient être que ce qui est utile pour la planète, l’est pour l’économie aussi ; interdiction d’utiliser des ressources naturelles intactes ; il faut recycler, réutiliser, réparer, et utiliser collectivement et ce jusqu’à l’infini pour permettre à la terre de garder un peu de ses biens et aussi une masse terrestre de sécurité. Une actrice âgée a dit un jour que la vieillesse n’est pas pour les lâches, et malheureusement tant la planète que sa civilisation ont vieilli.